Je ne pouvais pas tenir ce blog sans vous faire un article pour vous donner tous mes tuyaux pour voyager avec un drone. Je trouve qu’il n’y a pas forcément beaucoup d’informations à ce sujet et que les anecdotes manquent. Alors pour le coup, je vais tout vous dire pour que vous puissiez voyager le plus sereinement possible avec votre drone. On est ok ?

Alors avant de commencer, j’aimerais juste faire le point avec vous sur le fait que tout ce que je vais dire est issu de ma propre expérience et ne reflète que mes idées et avis… il y a certainement d’autres façons de faire et d’autres méthodes. On est re ok ? Go !

Avoir un drone adapté pour le voyage

drone pour le voyage

Avant même de songer voyager avec un drone, il faut vérifier que celui que l’on possède ou bien celui que l’on compte acheter est bien compatible avec le voyage. Il m’est arrivé de croiser des possesseurs de drones lors de mes voyages qui utilisaient des drones énormes et je les plaignais en pensant à la galère pour voyager avec.

Les DJI Phantom pour ne citer qu’eux, sont de formidables drones mais quand il s’agit de voyager avec c’est quand même une tout autre histoire. J’ai rencontré à Oslob, aux Philippines, un italien avec qui j’ai sympathisé qui était en train de remonter son drone. Il m’a confié qu’il en avait marre de devoir systématiquement le démonter au niveau de sa base pour pouvoir voyager presque normalement et que ça prenait une place monstre. Quand j’ai vu sa radiocommande, j’ai halluciné car elle était hyper lourde

Bref, tout ça pour vous dire que partir en voyage avec un gros bazar, c’est tout sauf une bonne chose. Étant donné que les compagnies aériennes limites le poids des bagages, il faut vraiment réfléchir au drone que l’on peut vraiment amener avec soi. Quand on est digital nomade, il est impossible de voyager avec un drone encombrant car chaque espace disponible dans le sac de voyage est primordial.

  • Privilégiez les drones pliables ou peu encombrants

mavic pro plié

Je vous recommande de vous tourner vers des drones pliables ou peu encombrants qui peuvent se ranger facilement dans votre sac ou valise à main. Pour ma part, je possède le DJI MavicPro qui est pliable et peu encombrant comparé à un DJI Phantom par exemple. Le MavicAir de la même marque, sorti récemment, est encore plus petit et parfaitement adapté au voyage lui aussi.

Si votre drone est particulièrement encombrant, vous allez vous arracher les cheveux. Car vous allez non seulement être gêné par sa taille mais en plus vous risquez d’être repéré à l’aéroport pour une vérification de votre matériel… Vraiment pas cool quoi !

Surtout, dîtes-vous bien que c’est de la place gâchée et un poids supplémentaire non-négligeable. Alors, réfléchissez-bien à choisir un drone qui sera assez léger et qui ne vous bouffera pas la moitié de votre sac. Vous empêchant de rajouter des affaires qui vous serait plus utiles.

  • Le meilleur drone pour le voyage

mavic pro

Il n’y a pas réellement de meilleur drone pour le voyage car c’est surtout une question de budget et d’utilisation. Tout le monde n’est pas un mordu de drone ou n’a pas plus de 1000 euros de budget à mettre dans ce matériel. Donc je peux juste vous dire que je préfère les drones de la marque DJI qui sont pliables.

Je ferais une exception avec le DJI spark que je ne trouve pas super intéressant, même si ce dernier est vraiment peu encombrant pour le coup. L’idée de commander un drone pour seule commande mon téléphone, ne me rassure pas vraiment.

Je possède le DJI Mavic Pro car il répond parfaitement à mes besoins. Il est pliable et sa radiocommande n’est pas du tout encombrante. Je peux aisément me balader la journée avec mon drone dans mon sac à dos en le plaçant avec mon appareil photo sans que cela ne me pose de problème particulier.

Le DJI MavicPro filme en 4K et je peux paramétrer les vidéos et les photos à ma guise avec des menus que je trouve bien complets. Je peux par exemple filmer en D-log (qui est le cousin du S-Log) et qui me permet de pouvoir bien mieux retravailler les images en post-prod.

Ce drone a surtout des fonctions de folies comme le fait de pouvoir traquer des cibles en mouvement ou des monuments, filmer en traveling et il est capable de suivre le déniveler du paysage et d’adapter sa hauteur en fonction.

Bref, c’est un objet incroyablement bien pensé et très fiable. Il est blindé de sécurités pour éviter les obstacles et il est capable de revenir à son point de départ si jamais il manque de batterie ou qu’il y a un problème de connexion avec la radiocommande (ce qui ne m’est jamais arrivé encore).

Le récent MavicAir possède à peu près les mêmes caractéristiques que le MavicPro sauf qu’il est encore plus petit, plus silencieux et un peu moins gourmand en batterie. Par contre, sa radiocommande est en wifi ce qui ne lui permet pas d’aller aussi loin que le MavicPro.

Du coup, il est limité à 50m de hauteur et 100m de distance quand le MavicPro peut monter à plus de 100m de hauteur et atteindre 3000m de distance. Pour ma part, j’ai testé jusqu’à 1600m de distance et j’étais en panique à l’idée qu’il se perde en route ! Mais il est revenu sans aucun problème jusqu’à moi. Du super matos !

 

Avant de voyager – Penser à tout !

 

  • Vérifier si le pays autorise les drones

carte des pays

La base de la base c’est de bien vérifier que l’endroit dans lequel on souhaite se rendre autorise les drones. Ça peut paraître évident mais qui vérifie vraiment avant de partir ? Peu de personnes à vrai dire et ça peut parfois être très problématique.

Je connais quelqu’un (coucou Alexandre 😉 ) qui m’a raconté s’être fait confisquer son drone une fois arrivé en Birmanie. Le pays interdit les drones et se faire prendre en train de l’utiliser et passible de prison pendant un long moment. Le motif ? Espionnage.
Donc, il ne faut surtout pas plaisanter avec ça et prendre le temps de bien vérifier avant de partir.

Voici une carte interactive qui va vous permettre d’en savoir plus sur vos prochaines destinations et leurs lois concernant les drones.

  • Vérifier si les compagnies aériennes acceptent les drones

compagnie aérienne

Voilà encore quelque chose de fondamental quand on prépare un voyage en drone, c’est de vérifier si la compagnie aérienne que vous comptez prendre les accepte.

Ce que vous devez savoir dans un premier temps c’est qu’il ne faut jamais mettre votre drone en bagage en soute. JAMAIS ! C’est tout simplement interdit (peu importe la compagnie). Du moins c’est surtout en rapport avec les batteries qu’utilisent les drones. Il s’agit de batterie en Lithium qui peuvent carrément exploser ou prendre feu pendant le vol. Imaginez l’angoisse si ça arrive en soute pendant le vol… Bref, non !

Nous sommes autorisés à voyager avec le drone en bagage cabine avec les batteries qui ne sont pas branchées avec ce dernier. D’ailleurs, il est même fortement recommandé de voyager avec des batteries vides pour éviter tout problème.

Alors avant de prendre votre billet, prenez quelques minutes pour en savoir plus sur les conditions de la compagnie aérienne vis-à-vis de votre drone. Au moins vous n’aurez pas de mauvaises surprises car vous saurez si c’est ok ou non.

Pour savoir si votre compagnie aérienne accepte les drones et pour connaître les conditions il vous suffit de faire une recherche rapide dans google. En tapant : « drone cabine #laCompagnieAérienne » vous pourrez trouver les réponses à vos questions si le site de la compagnie est langue française

recherche drone cabine

Dans cet exemple, j’ai choisi easyjet mais vous pouvez le faire pour les autres compagnies comme airfrance, ryanair, hop…
En général, vous aurez des informations importantes à connaître concernant les batteries et leur puissance maximale autorisée à bord.

Si votre batterie de drone fait plus de 100wh vous allez commencer à avoir des problèmes pour voyager avec. Vérifiez bien la puissance de votre batterie de drone avant tout. Les MavicAir et MavicPro n’ont aucun problème car leur batterie est inférieure à 50wh.

Si votre compagnie aérienne n’a pas de site en langue française, pas de panique, il vous suffit de taper dans google : « #laCompagnieAérienne drone policy »

airasia drone

Prenez le temps de bien tout lire pour être bien certain d’être dans les normes des compagnies. Sinon vous pourriez vraiment regretter de ne pas avoir jeter un oeil avant de vous embarquer dans une mauvaise expérience qui pourrait vous faire regretter votre voyage.

 

Pendant le voyage – on lâche rien !

 

  • Mes conseils pour votre passage à l’aéroport

sécurité aéroport

On reste encore un peu à l’aéroport car je veux vous donner mes conseils pour que votre passage sécu se passe au mieux. C’est toujours un peu stressant car on se demande si un type de la sécurité va nous prendre la tête avec notre drone, les batteries… Si ça peut vous rassurer, sur la vingtaine d’avions que j’ai pris durant ces 5 derniers mois je n’ai jamais eu aucun problème.

Je vous conseille de ranger proprement votre drone dans votre sac de voyage que vous aurez en cabine et n’hésitez pas à séparer les batteries du drone pour les mettre dans un sac de protection ignifugé.

Personnellement j’utilise ce sac et je n’ai jamais eu aucun problème avec.sac batterie drone

Pour bien protéger votre drone, il faut qu’il soit bien rangé dans vos affaires. Je vous déconseille de le laisser « se balader » dans votre sac de voyage et il faut éviter qu’il soit comprimé avec autre chose. Pour qu’il voyage dans les meilleures conditions possibles, j’utilise un sac de rangement spécialement conçu pour le drone que je viens placer dans mon sac de voyage cabine.

sac de voyage drone

 

  • On vérifie bien qu’on ne soit pas dans une zone interdite au drone

no drone zone

Ça peut paraitre évident mais quand on est en voyage on a tendance à être un peu plus intrépide qu’habituellement. Du coup, on n’hésite pas à sortir le drone même quand ce n’est pas forcément autorisé. Faîtes très attention avec ce genre de comportement car ça pourrait vous coûter cher !

Lorsque vous voyez le panneau « No Drone » ou « No Aircraft »… Je vous déconseille de vous tenter un vol au risque de vous faire pincer par les autorités locales qui ne plaisantent pas du tout avec ce genre de comportement.

Par ailleurs, les drones étant équipés de GPS sont de plus en plus bridés quand vous êtes dans certaines zones « interdites aux vols ». Ça m’est arrivé à Hawaï, j’étais dans une zone que je pensais être « ok » pour voler, et j’ai sorti mon drone pour faire quelques plans. Lorsque j’ai voulu démarrer l’appareil, ma radiocommande m’a affiché « NFZ » ce qui signifie « No Fly Zone ».

Vous pouvez faire ce que vous voulez, le drone ne décollera pas. Il existe bien entendu un moyen de le déverrouiller mais dans ce cas c’est à vos risques et périls puisque vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas été prévenus.
D’ailleurs, à Hawaï l’amende est de 10 000$ pour ceux qui ne respectent pas la loi en matière de drone. Je vous avais dit que le jeu n’en valait pas forcément la chandelle. 😉

  • On ne vole pas quand il y a trop de monde

plage remplie

Une règle à suivre quand on est en voyage c’est de vraiment faire attention aux autres. Ça peut paraître évident mais quand on est en vacances et dans l’euphorie du voyage on peut oublier certaines règles élémentaires de sécurité.

A Bali, j’ai vu pas mal de mecs qui faisaient voler leur drone au bord de la plage alors qu’elle était blindée de monde. Ils n’étaient pas très haut et leur drone allait très vite. Le moindre souci technique qui aurait pu entraîner la chute du drone aurait pu avoir de lourdes conséquences.

Les drones sont des appareils formidables mais il faut faire très attention pour qu’ils ne deviennent pas dangereux. Les hélices sont tranchantes comme des lames de rasoirs lorsque le drone est en mouvement. Alors même si vous trouvez un endroit où l’image est parfaite, prenez le temps de voir si la zone est sûre.

  • On pense aux populations locales

Un point méconnu en général mais que je voulais aborder dans cet article c’est celui des populations locales. Je ne vous dis pas de faire attention à ce qu’on ne vous pique pas votre drone (il faut quand même être vigilant suivant l’endroit où l’on est), je vous parle du regard des gens qui ne sont pas habitués aux drones.

Quand on voyage, on ne se rend pas vraiment compte qu’on peut rencontrer des personnes qui n’ont jamais vu un drone de leur vie. Ça m’est arrivé au Cambodge quand j’étais dans la campagne au milieu de nulle part et que j’ai sorti le drone, les quelques habitants autour sont sortis avec les yeux écarquillés en voyant ce drôle d’objet dans les airs.

Bien souvent, le regard des populations locales est amusé et curieux car ça n’est pas tous les jours qu’ils peuvent assister à un spectacle comme celui-ci. Du coup, il faut être vraiment attentif à cela en étant toujours humble et respectueux vis-à-vis des populations que l’on peut rencontrer.

On m’a souvent demandé combien coûtait mon drone et j’ai toujours menti. Pourquoi ? Imaginez-vous la scène une seconde, vous êtes en train de faire voler votre drone dans un sublime endroit d’Asie du sud et quelqu’un vient vous demander son prix. A votre avis, il se passera quoi dans sa tête si vous lui dîtes que ce petit objet équivaut à presque un an de son salaire ? Alors oui, je préfère mentir en divisant le prix qui restera malgré tout hors de portée pour cette personne.

Faîtes vraiment attention à ce genre de projection que vous pouvez faire lorsque vous êtes dans un pays assez pauvre… C’est complètement indécent de se balader avec un matériel qui représente tellement de choses pour eux…

 

Conseil bonus

 

  • Nettoyer son drone régulièrement

Quand on est en voyage, il faut vraiment bien prendre soin de son drone. Comme on l’a vu précédemment, il faut être vigilant lorsque l’on prend l’avion pour voyager dans les meilleures conditions… mais il faut aussi bien respecter son matériel.

Suivant les endroits où nous évoluions lorsque nous faisons du drone, les saletés peuvent rapidement venir s’accumuler sur l’appareil. Quand je fais atterrir le drone sur une route ou un chemin, voir même sur du sable dur… il est quasiment certain que des particules sont venus se fixer un peu partout sur le drone.

Il faut vérifier que les moteurs ne soient pas grippés par des saloperies qui pourraient les endommager et bien sûr il faut vérifier l’état des hélices qui sont très fragiles.

Personnellement, j’ai toujours dans mes affaires une brosse à dents que j’ai piqué dans une chambre d’hôtel et qui me permet de brosser le drone dans des endroits pas forcément simples d’accès, ce qui me permet de le nettoyer entre chaque vol.

 

En bref

 

Vous avez maintenant quelques informations utiles en votre possession, j’espère que ça vous aidera à bien préparer votre prochain voyage avec votre super drone avec vous. Je n’ai jamais eu aucun problème et si ça devait arriver, je mettrais à jour cet article afin de vous tenir au courant des péripéties possibles et leur conclusion.

Si vous avez eu des mésaventures avec votre drone lors d’un voyage, n’hésitez pas à me le raconter en commentaire. D’ailleurs si vous avez des conseils supplémentaires, je serais très heureux de pouvoir vous lire. Sur ce, bon vol ! 🙂

Cet article a 2 commentaires

  1. bonjour
    Je tiens à vous remercier des conseils ci-dessous .
    Avez vous réalisé les Bahamas , si oui ,avons nous le droit ? exit il un danger aux douanes ?

    1. Bonjour Alain, pardonnez-moi mon retard pour vous répondre mais je suis actuellement en Patagonie et l’internet est compliqué dans ce coin du monde. Pour les Bahamas, je vous recommande cet article : https://drone-traveller.com/drone-laws-bahamas/ Vous aurez les informations utiles pour votre voyage. Profitez-bien 🙂

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